đïžâđšïž EnquĂȘte interne : quand les faits rĂ©sistent aux certitudes
- Margaux Deperraz
- 12 janv.
- 2 min de lecture
Dans une enquĂȘte rĂ©cente, nous avons Ă©tĂ© confrontĂ©es Ă une situation que beaucoup dâemployeurs redoutent⊠et sous-estiment.
đ Des faits graves allĂ©guĂ©s.
đ Une parole de salariĂ©e alarmante, insistante, douloureuse.
đ Quelques tĂ©moignages directs.
đ Un collectif de travail majoritairement surpris, parfois incrĂ©dule.
đ Et une personne mise en cause qui conteste avec assurance.
Sur le papier, on pourrait croire que tout est binaire.
Dans la rĂ©alitĂ©, ça ne lâest jamais.
Ce que nous avons rencontrĂ©, et qui complique profondĂ©ment le travail dâenquĂȘte, ce sont :
- des récits sincÚres mais incomplets,
- des tĂ©moignages concordants sur certains points, divergents sur dâautres,
- des perceptions subjectives (tempĂ©rament, rĂ©actions attendues, âce que quelquâun aurait dĂ» faireâ),
- et une confusion fréquente entre ce qui choque, ce qui dérange, et ce qui est juridiquement qualifiable.
đ Une enquĂȘte interne nâa pas vocation Ă âprendre partiâ.
Elle doit qualifier les faits, identifier les zones dâincertitude, et dire clairement ce qui est Ă©tabli⊠et ce qui ne lâest pas.
Câest souvent lĂ que rĂ©side la difficultĂ© :
đ rĂ©sister Ă la tentation de conclusions rapides,
đ accepter que certains Ă©lĂ©ments fragilisent un rĂ©cit sans lâannuler,
đ rappeler que lâabsence de preuve ne signifie pas lâabsence de souffrance,
đ la gravitĂ© dâun ressenti nâemporte pas automatiquement une qualification juridique.
đĄ Ce type de dossier rappelle une chose essentielle :
Une enquĂȘte bien menĂ©e nâest pas celle qui rassure tout le monde, mais celle qui est mĂ©thodologiquement solide, juridiquement prudente et humainement respectueuse.
Câest exigeant.
Câest parfois inconfortable.
Mais câest indispensable pour les personnes concernĂ©es comme pour lâemployeur.
Chez Novact, câest ce que nous mettons en Ćuvre tous les jours avec Pauline Meyre !



