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L'enquête ? ce n'est pas automatique

  • Photo du rédacteur: Margaux Deperraz
    Margaux Deperraz
  • 18 déc. 2025
  • 2 min de lecture

C’est un peu provocateur, mais parlons-en.



Aujourd’hui, le réflexe face à un signalement semble être :


👉 “On déclenche une enquête tout de suite.”

Sauf que…

 L’enquête est un outil. Pas une sanction. Pas un réflexe automatique.

 Et encore moins une manière de “cocher la case conformité”.


🎯 L’enjeu n’est pas d’enquêter. L’enjeu est de bien répondre.

Il existe des signalements : qui relèvent :


- d’un conflit relationnel à apaiser, 

- d’un mal-être individuel à accompagner, 

- d’un problème organisationnel à résoudre, 

- d’un besoin de recadrage managérial


…et qui ne nécessitent pas forcément une enquête formelle.


Pourquoi c’est important de le dire ?

Parce qu’une enquête, quand elle n’est pas nécessaire, peut :


- fragiliser inutilement le collectif de travail,

- cristalliser les tensions,

- nourrir un climat de suspicion,

- créer des camps et des silences,

- faire plus de mal que de bien.


⚠️ À l’inverse, ne pas enquêter quand il le faut, c’est une faute ! Votre responsabilité pourra être engagée.


Et dans ces situations, l’enquête doit être conduite avec rigueur, neutralité, respect du contradictoire…


Bref : du sérieux, pas de l’improvisation.


✅ La clé, c’est le discernement.


Un bon traitement d’alerte ne commence pas directement avec une « enquête », mais avec :


- écoute

- analyse du signalement

- identification des potentielles qualifications juridiques

- traçabilité

- décision proportionnée


Parfois, l'enquête s’impose.


 Et dans ce cas, c’est une opportunité :


✨ d’améliorer le dialogue,

✨ de restaurer la confiance,

✨ de renforcer la culture de sécurité,

✨ de montrer que l’on prend soin du collectif.



Mais l'artillerie lourde n'est pas toujours la bonne réponse.

La bonne réponse, c’est la réponse juste.



 
 
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