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Le signalement - Adopter les 5 réflexes essentiels

  • Photo du rédacteur: Margaux Deperraz
    Margaux Deperraz
  • 14 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Les 5 réflexes essentiels dès qu’un signalement survient - Un guide pratique pour réagir avec justesse, protéger vos équipes et sécuriser votre organisation.



Objectif du guide :


Permettre à tout employeur, DRH, RH ou manager de savoir quoi faire immédiatement lorsqu’un signalement de violence sexiste et sexuelle, harcèlement ou discrimination est reçu, sans risquer d’aggraver la situation ou d’engager la responsabilité de l’entreprise.

Pourquoi ces 5 réflexes changent tout ? Un signalement peut survenir à tout moment, donc vous devez être prêt ! 


Et s’il survient, c’est souvent le signe que la parole peut se libérer au sein de votre organisation. L’existence d’un signalement ne traduit pas un échec de prévention, mais la confiance accordée à la structure et à sa capacité d’écoute.

L’enjeu, dès lors, pour les employeurs n’est pas de redouter ces situations — mais de savoir les accueillir, les traiter et les suivre avec justesse.


Ces 5 réflexes ont pour objectif de vous aider à :

  • garantir la protection des personnes concernées,

  • préserver la confiance du collectif,

  • et assurer la sécurité juridique et humaine de votre organisation.


Réflexe n°1 : Accueillir la parole avec neutralité


Les bons réflexes :

  • Écouter sans juger ni interrompre.

  • Rappeler la confidentialité.

  • Prendre des notes factuelles.

  • Expliquer les prochaines étapes.


⚠️ À éviter : chercher à qualifier trop tôt, minimiser, ou promettre une issue.


Réflexe n°2 : Sécuriser la situation immédiate


Vérifier s’il existe un risque persistant : contact forcé, représailles, isolement.

Protéger si besoin : changement d’équipe, télétravail temporaire...

Objectif : éviter toute aggravation, sans préjuger du fond.

⚠️ Astuce juridique : Ces mesures ne sont pas des sanctions, mais des mesures de protection à caractère temporaire.


Réflexe n°3 : Choisir les bons modes de traitement


  • Enquête interne/administrative : pour établir les faits, lorsque la situation le nécessite.

  • Médiation : un réflexe à mettre en place même si le conflit relationnel ne relève pas de la qualification pénale.

  • Orienter : vers les ressources internes (médecine du travail, service d’appui...) et externes (service de police, association...).


⚠️ Rappel : L’employeur doit agir sans délai dès qu’il a connaissance de faits pouvant caractériser une violence.


Réflexe n°4 : Documenter chaque étape


Tout doit être écrit et daté :


  • compte rendu d’audition,

  • mesures provisoires,

  • communications internes,

  • décisions de clôture.


⚠️ Une bonne traçabilité = une meilleure protection en cas de contentieux.


Réflexe n°5 : Préparer le suivi et restaurer la confiance


Une fois la situation traitée, le collectif reste marqué.


  • Reprendre contact avec les personnes concernées,

  • Communiquer sobrement, mais indiquer que l’entreprise a agi,

  • Prévoir un suivi managérial et/ou psychologique quand cela est nécessaire. 



“Agir face aux violences, c’est remplir son obligation de sécurité — mais surtout, c’est prendre soin de celles et ceux qui font vivre l’organisation...”


 
 
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