🔹 Management toxique : la persistance coupable 🔹
- Margaux Deperraz
- 4 mars 2025
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 nov. 2025
La Cour de cassation l’a jugé dans un arrêt du 6 mai 2025 :
👉 Un manager dont le comportement toxique perdure après un avertissement peut être licencié pour faute grave, même si l’employeur a manqué à certaines de ses obligations.
📌 Dans cette affaire, un salarié cadre avait été sanctionné pour son management autoritaire, générant souffrance au travail et plaintes récurrentes.
Malgré cela, il persiste dans son attitude. L’entreprise le licencie pour faute grave.
⚖️ La cour d’appel avait écarté la faute grave, reprochant à l’employeur son absence d’audit, de médiation ou d’accompagnement.
❗Mais la Cour de cassation casse :
La faute grave est constituée dès lors que le salarié persiste dans un comportement préjudiciable, rendant impossible son maintien dans l’entreprise, même si l’employeur n’a pas réagi de manière optimale.
💬 Ce que cela nous dit ?
Les managers ont une responsabilité propre, au-delà de l’environnement dans lequel ils évoluent.
Et les employeurs doivent réagir vite et clairement : tolérer un management toxique, c’est l’institutionnaliser.
👉 Un arrêt fort, qui invite à repenser les pratiques de management, la prévention des risques psychosociaux… et la place de la médiation, de l'enquête ou de la formation dans les transitions managériales.



